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Équipement et outillage de jardin

Systèmes d'arrosage : le guide complet

Marc Delaunay
Marc Delaunay, Rédacteur équipement du jardin
Publié le 18 juillet 2026 · 18 min de lecture
Systèmes d'arrosage : le guide complet
L'essentiel

Le bon système d'arrosage dépend de ta surface, de tes plantations et de ton temps : goutte-à-goutte pour économiser l'eau au pied des plantes, aspersion pour une pelouse ou un grand potager, tuyau poreux pour haies et massifs. C'est important car un matériel adapté limite l'évaporation, les maladies fongiques et les pertes d'eau, surtout sur pente ou avec une pression faible.

Les différents types de systèmes d’arrosage

Choisir un système d’arrosage, c’est d’abord choisir par où l’eau va passer pour atteindre les racines. Selon la surface, le type de plantation et ton temps disponible, les solutions n’ont rien à voir. Fais le tour des grandes familles de systèmes d’arrosage pour repérer celle qui collera à ton terrain.

Le goutte-à-goutte, le roi de l’économie d’eau

Le principe est simple : un réseau de tuyaux souples court le long des plantations, et des goutteurs délivrent l’eau goutte par goutte, directement au pied des plantes. Compte 2 à 4 litres par heure et par goutteur, avec un espacement de 30 à 50 cm selon la culture. Résultat : l’eau descend verticalement vers les racines sans mouiller le feuillage, ce qui limite l’évaporation et les maladies fongiques comme le mildiou sur tomates.

Côté économies, tu peux tabler sur 30 à 50 % d’eau en moins qu’une aspersion classique, et jusqu’à 60 % sur un potager bien paillé. L’installation se pose en surface, se raccorde sur un simple robinet via un réducteur de pression (1 à 1,5 bar) et se démonte en fin de saison. Les limites ? Le réseau se bouche si l’eau est calcaire, il faut un filtre et un nettoyage annuel à l’eau vinaigrée. Et sur une grande pelouse, ce n’est pas la bonne solution : les goutteurs ne couvrent pas une surface continue.

L’aspersion : aérienne, enterrée ou oscillante

Pour une pelouse ou un grand potager, l’aspersion reste la référence. Trois variantes se partagent le marché :

  • L’arroseur oscillant : posé au sol, il balaie une bande rectangulaire de 10 à 15 m. Simple, mobile, 15 à 40 € selon la largeur de jet. Idéal pour une surface ponctuelle.
  • L’asperseur aérien sur piquet : portée de 8 à 12 m en cercle, réglable secteur par secteur. Parfait en bout de pelouse, mais le tuyau reste visible et se déplace à chaque tonte.
  • L’arrosage enterré : des turbines escamotables affleurent le gazon et sortent sous la pression. C’est le plus discret et le plus cher (300 à 800 € de matériel pour 200 m²), mais tu tonds sans rien déplacer.

L’aspersion consomme davantage qu’un goutte-à-goutte et mouille le feuillage : arrose tôt le matin, entre 6 h et 8 h, pour laisser le temps de sécher avant la nuit.

Tuyau poreux et suintant : haies et massifs

Le tuyau poreux, souvent fabriqué à partir de caoutchouc recyclé, laisse suinter l’eau sur toute sa longueur, avec un débit de 1 à 3 litres par heure et par mètre. Tu le serpentes au pied d’une haie, d’un massif d’arbustes ou dans un parterre de vivaces, et l’humidité reste confinée dans une bande de 30 à 40 cm. Il résiste bien au calcaire et supporte d’être enterré sous 5 cm de paillage. Son point faible : un débit peu homogène sur les longues lignes, à limiter à 30 m par rampe.

Le programmateur, la régularité sans y penser

Ajoute un programmateur à ton réseau et tu passes d’un arrosage à l’œil à un arrosage daté. Les modèles à pile coûtent 20 à 40 €, les versions avec électrovanne et sonde d’humidité montent à 80-150 €. Tu programmes deux à trois cycles par semaine, de 10 à 20 minutes selon la saison, et l’appareil coupe seul en cas de pluie sur les modèles évolués. C’est le meilleur moyen d’éviter les oublis en pleine canicule comme les excès d’eau en automne.

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Comment choisir son système d’arrosage selon son jardin

Surface et configuration : le calcul à poser avant tout

Commence par mesurer ton terrain, plan en main. C’est la base : un arroseur oscillant classique couvre un rectangle d’environ 15 × 10 m, soit 150 m², tandis qu’une turbine à secteur réglable porte à 12-15 m de rayon. Au-delà de 300 m², un réseau enterré en plusieurs secteurs devient plus confortable qu’un déplacement de tuyau tous les soirs.

  • Moins de 100 m² : un arroseur oscillant sur pied ou un tuyau microporeux suffit largement.
  • 100 à 300 m² : asperseurs à secteurs réglables (90°, 180°, 270°) pour coller à la forme, ou goutte-à-goutte sur les bandes étroites.
  • Plus de 300 m² : réseau enterré avec programmateur, divisé en 2 à 4 secteurs arrosés à tour de rôle.

Attention aux jardins en L, en terrasses ou coupés par une haie : l’eau n’aime pas les obstacles. Sur une pente supérieure à 10 %, l’aspersion ruisselle et la moitié du volume part dans le caniveau ; oriente-toi vers du goutte-à-goutte ou de la micro-aspersion basse pression, qui laissent le sol absorber.

Pelouse, potager, pots : trois besoins, trois matériels

Une pelouse réclame 15 à 20 L/m² par arrosage, 2 à 3 fois par semaine en plein été, en aspersion haute pour mouiller 10 à 15 cm de sol et faire plonger les racines. Le potager, lui, préfère le goutte-à-goutte à 2-4 L/h par plant : l’eau arrive au pied, le feuillage reste sec et le mildiou de la tomate a moins de prise. Pour les massifs d’arbustes déjà installés, un goutteur de 2 L/h deux fois par semaine suffit.

Côté pots et jardinières, compte 0,5 à 2 L par jour et par contenant en été, et n’oublie pas le programmateur : une jardinière de 30 cm en plein soleil peut être à sec en 24 h. Micro-aspersion sur balcon, goutteurs réglables pour les gros bacs.

Pression et débit : deux mesures à faire avant d’acheter

Un manomètre de robinet coûte 10 à 20 € et t’évite bien des déceptions. Sinon, sors ton seau de 10 L : chronomètre le remplissage, puis multiplie les litres par 60 et divise par le temps en secondes pour obtenir ton débit horaire. Un robinet standard débite 12 à 20 L/min, soit 700 à 1 200 L/h, et un compteur de 15 mm plafonne à 1,5 m³/h.

Règle de sécurité : ne consomme jamais plus de 80 % du débit disponible, sinon les derniers asperseurs du réseau s’essoufflent. Compte 2 à 3 bars pour de l’aspersion et 0,5 à 1,5 bar pour du goutte-à-goutte, alors que le réseau de ville tourne entre 2 et 4 bars. Sous 1,5 bar, deux options : un surpresseur (100 à 250 €) ou un kit basse pression branché sur un récupérateur d’eau de pluie.

Comparer les coûts, installation et fonctionnement

Les ordres de grandeur pour un jardin de particulier :

  • Kit goutte-à-goutte pour 50 m² : 40 à 80 €
  • Asperseur oscillant + 20 m de tuyau : 60 à 150 €
  • Programmateur de robinet : 25 à 60 €
  • Réseau enterré complet pour 300 m² : 600 à 1 500 €, soit 8 à 15 €/m²

À l’usage, l’eau de ville revient à 4-5 €/m³ (abonnement et assainissement inclus). Un arrosage de 200 m² de pelouse à 15 L/m² consomme 3 m³, environ 13 € ; sur une saison de 15 à 20 arrosages, la facture grimpe à 200-260 €. Le goutte-à-goutte économise 20 à 40 % de volume, et arroser entre 4 h et 8 h limite l’évaporation. Enfin, une toiture de 50 m² récupère 500 L par 10 mm de pluie : de quoi rentabiliser un récupérateur en deux ou trois saisons.

Installation d’un système d’arrosage : étapes et précautions

Planifie ton réseau avant de creuser

Commence par dessiner ton jardin sur papier, à l’échelle si possible. Repère les zones : pelouse, massifs, potager, haies, et note l’exposition au soleil, la pente et la nature du sol. Un sol sableux demande des apports plus fréquents qu’un sol argileux ; une pente forte impose des arroseurs à faible débit ou du goutte-à-goutte pour éviter le ruissellement. Trace ensuite les canalisations en évitant les passages fréquents, les racines d’arbres et les zones de future plantation. Prévois une nourrice ou un regard de raccordement à proximité du compteur, puis des antennes par zone. Compte un débit disponible d’au moins 1 à 1,5 m³/h pour une zone standard ; avec un compteur en 15 mm, évite de multiplier les départs simultanés. Pour les systèmes d’arrosage enterrés, garde 20 à 30 cm de profondeur sous les pelouses et 40 cm sous un passage carrossable. Matérialise le tracé avec un cordeau et des piquets avant de creuser : tu limites les erreurs et tu gagnes un temps précieux.

Réunis le bon matériel

Le choix des tuyaux dépend de la pression et du débit. En jardin particulier, le PE (polyéthylène) en 16, 20 ou 25 mm est courant ; il résiste au gel s’il est purgé et se raccorde avec des raccords compression. Privilégie un tuyau PE 25 mm pour la ligne principale si ton débit dépasse 1,5 m³/h, et du 16 ou 20 mm pour les ramifications. Il te faut aussi :

  • un programmateur et des électrovannes 24 V, une par zone ;
  • un filtre avant les électrovannes, surtout en goutte-à-goutte ;
  • des raccords compression, coudes, tés, bouchons et colliers ;
  • des arroseurs adaptés : turbines pour pelouse, buses pour massifs, goutteurs pour potager ;
  • un téflon ou de la filasse, une clé de serrage, une bêche, une pioche, un niveau et un testeur de pression.

Compte une électrovanne par zone et un programmateur capable de gérer ce nombre de voies. Un boîtier à piles ou sur secteur suffit pour un jardin de 200 à 500 m² ; au-delà, prévois plusieurs zones et un programmateur évolutif. Pour un réseau simple, prévois 2 à 4 zones de 10 à 15 minutes chacune selon la saison, mais règle surtout sur l’observation.

Raccordement et pose des arroseurs

Coupe l’eau au compteur avant toute intervention. Installe un clapet antiretour et un filtre juste après le piquage, puis la nourrice et les électrovannes. Raccorde la ligne principale et purge chaque tuyau avant de poser les arroseurs : tu évites que le sable et les graviers bouchent les buses. Pose les arroseurs à la verticale, affleurant le sol pour les turbines, et respecte les distances indiquées par le fabricant : souvent 8 à 12 m entre deux turbines et 30 à 50 cm entre deux goutteurs. Vérifie que la pression dynamique reste dans la plage de fonctionnement, généralement 2 à 4 bars pour les turbines de jardin. Si elle est trop forte, ajoute un régulateur de pression ; trop faible, divise les zones.

Teste et ajuste la couverture

Ouvre l’eau progressivement, zone par zone, et contrôle les fuites aux raccords. Purge les rampes, puis observe la portée de chaque arroseur. Place quelques boîtes de conserve ou des gobelets gradués sur la pelouse : après 15 minutes, tu compares les hauteurs d’eau et tu repères les zones sèches ou détrempées. Un écart visible entre deux godets signale un réglage à reprendre. Régle les secteurs, l’inclinaison et la portée pour éviter d’arroser la terrasse, la façade ou la rue. Enfin, programme les cycles tôt le matin, entre 5 h et 8 h, pour limiter l’évaporation et les maladies. Note les réglages dans un carnet : lors du prochain entretien, tu sauras exactement quelle électrovanne commande quelle zone.

Entretien et dépannage des systèmes d’arrosage

Ton réseau t’a coûté quelques centaines d’euros et il tourne toute la saison. Ce qui le met hors service, ce n’est presque jamais l’usure : c’est le calcaire, le sable et une nuit de gel oubliée. Bonne nouvelle : vingt minutes d’entretien par mois suffisent à doubler la durée de vie de la majorité des systèmes d’arrosage.

Filtres et buses : le geste qui sauve la saison

Le filtre est la pièce la plus négligée du réseau, et c’est presque toujours lui qui provoque les pannes. Nettoie-le tous les quinze jours en pleine saison si tu pompes dans un puits ou un forage, une fois par mois sur l’eau de ville. Un filtre à tamis se démonte à la main, se rince sous le robinet et se remonte sans outil : si tu dois forcer, c’est que le joint est mal placé.

Côté buses et goutteurs, le calcaire est l’ennemi numéro un :

  • Trempe les buses trente minutes dans du vinaigre blanc dilué (1 volume de vinaigre pour 3 d’eau), puis frotte-les avec une brosse à dents souple.
  • Ne débouche jamais un gicleur avec une aiguille : tu élargis l’orifice et tu déformes le jet de façon irréversible.
  • Après remontage, contrôle le secteur de couverture. Une buse clipsée de travers arrose le mur du garage au lieu de la pelouse.

Fuites et joints : dix minutes de contrôle

Relève l’index de ton compteur d’eau, ferme tous les robinets et attends une heure. Si l’index a bougé, tu as une fuite sur le réseau. Une goutte par seconde représente environ 1,5 litre par heure, soit plus de 5 m³ sur une saison — de quoi payer plusieurs dizaines de mètres de tuyau neuf.

Les points faibles classiques : les raccords rapides, dont le joint torique durcit et craquelle au bout de deux ou trois saisons, et les colliers de départ de goutte-à-goutte. Un joint torique coûte entre 0,50 et 2 € : remplace-le dès qu’il n’est plus souple, sans attendre la rupture. Serre toujours à la main ; une pince sur un raccord plastique finit par fissurer le filetage.

Hivernage : la vidange avant les premières gelées

Dès que les nuits descendent sous 5 °C — fin octobre dans la moitié nord, novembre ailleurs —, mets le réseau au repos :

  • Coupe l’arrivée d’eau et ouvre les purges basses du circuit.
  • Souffle les tuyaux au compresseur, sans dépasser 2 à 3 bars : au-delà, tu risques d’éclater les tubes et les raccords.
  • Démonte le chapeau des électrovannes et vide la membrane ; laisse le bouchon de vidange ouvert tout l’hiver.
  • Rentre le programmateur au sec et retire les piles pour éviter l’oxydation des contacts.
  • Vide, enroule et stocke les tuyaux d’arrosage à l’abri du gel.

Une électrovanne gelée coûte 25 à 60 € à remplacer, un programmateur bien plus : la demi-heure d’hivernage est l’opération la plus rentable de l’année.

Diagnostic : baisse de pression et zones sèches

Une pression qui chute vient presque toujours d’un filtre colmaté, d’une fuite ou d’un robinet d’arrêt à moitié fermé. Vérifie ensuite l’électrovanne (membrane encrassée) et le réducteur de pression, souvent réglé trop bas après une intervention.

Pour les zones sèches, fais le test des gobelets : pose cinq verres gradués sur une même zone, arrose quinze minutes, compare les hauteurs d’eau. Un écart supérieur à 25 % signale un problème de répartition — buse bouchée, espacement trop grand entre deux asperseurs, ou pression inférieure à celle prévue au calcul du réseau. Corrige d’abord l’espacement et la propreté des buses avant de toucher à la programmation : arroser plus longtemps ne rattrape jamais une couverture inégale.

Réglementation et économies d’eau pour l’arrosage

Restrictions d’eau : ce que tu dois vérifier avant de brancher ton arroseur

Chaque été, les arrêtés préfectoraux peuvent limiter l’arrosage, et ces restrictions ne concernent pas seulement les pelouses. Quatre niveaux existent : vigilance, alerte, alerte renforcée et crise. En vigilance, tu es incité à réduire ta consommation et à éviter l’arrosage aux heures chaudes. En alerte, l’arrosage des pelouses et des espaces verts est souvent interdit entre 10 h et 18 h, et les systèmes d’arrosage automatique doivent être réglés pour éviter les pertes. En alerte renforcée, l’arrosage du gazon est généralement interdit, sauf pour les jeunes plantations, avec arrosoir ou goutte-à-goutte. En crise, seuls les usages prioritaires restent autorisés. Les restrictions peuvent aussi viser le lavage des véhicules, le remplissage des piscines ou le nettoyage des façades. En hiver, certains départements limitent le remplissage des bassins décoratifs. Les horaires, les dérogations et les sanctions varient d’un département à l’autre : consulte le site de la préfecture ou de l’agence de l’eau de ton bassin avant de programmer ton installation.

Normes et équipements : ce qu’exige un système automatique

Un système d’arrosage automatique vendu en France doit porter le marquage CE et respecter la directive basse tension pour les modèles électriques. Pour les systèmes enterrés, la norme NF EN 12484 sert de référence aux fabricants. Aucun texte national n’impose un détecteur de pluie partout, mais de plus en plus de communes et de syndicats d’eau l’exigent dans les règlements locaux. Un programmateur avec détecteur de pluie ou sonde d’humidité coupe l’arrosage après une averse : tu évites de gaspiller plusieurs dizaines de litres par cycle. Vérifie aussi que ton programmateur permet de décaler les jours et les heures d’arrosage, pour t’adapter rapidement à un arrêté préfectoral. Les modèles connectés peuvent recevoir des alertes, mais ils ne remplacent pas la lecture du règlement local. Règle la pression à 2-3 bars pour un goutte-à-goutte et vérifie l’absence de fuites aux raccords : une vanne mal serrée peut vider un circuit en quelques heures.

Réduire ta consommation : les gestes qui comptent vraiment

  • Arrose entre 22 h et 6 h : l’évaporation est plus faible et l’eau pénètre mieux dans le sol.
  • Arrose moins souvent mais plus profondément : deux à trois fois par semaine suffisent pour un gazon établi, contre un arrosage quotidien superficiel.
  • Paille tes massifs et tes potagers sur 5 à 7 cm : le paillage réduit l’évaporation d’environ 30 à 50 %.
  • Installe un récupérateur d’eau de pluie : 1 mm de pluie sur 1 m² de toit donne 1 litre. Avec 100 m² de toiture et 600 mm de pluie par an, tu peux récupérer près de 60 m³.
  • Privilégie le goutte-à-goutte pour les haies, massifs et potagers : il consomme moins qu’un arroseur à jets pour un arrosage ciblé.
  • Place un récupérateur à proximité du potager pour limiter les trajets et arrose avec un arrosoir ou une pompe basse pression.
  • Tonds haut (6 à 8 cm) : un gazon plus long garde mieux l’humidité et supporte mieux la sécheresse.
  • Contrôle les fuites : un robinet qui goutte peut perdre plusieurs litres par heure.

Aides et subventions : où chercher

Les aides pour installer des systèmes d’arrosage économes ne sont pas nationales et uniformes. Les agences de l’eau, les régions, les départements et certaines communes proposent des subventions pour les récupérateurs d’eau de pluie, les kits goutte-à-goutte ou les sondes d’humidité. Les montants varient : de quelques dizaines d’euros pour un kit à plusieurs centaines d’euros pour un projet global, avec des plafonds et des conditions de ressources selon les dispositifs. Certaines collectivités offrent même des kits gratuits lors de campagnes de sensibilisation. Certains équipements peuvent aussi bénéficier d’une TVA à taux réduit dans le cadre de travaux d’économie d’eau, mais les règles changent. Demande un devis détaillé à ton installateur et renseigne-toi auprès de ta mairie, de ta préfecture et de l’agence de l’eau de ton bassin avant d’acheter.

Comparatif des coûts : quel budget pour un système d’arrosage ?

Combien coûte chaque famille de matériel ?

Les écarts de prix sont énormes entre un simple kit et un réseau enterré, et c’est normal : tu ne paies pas la même technicité ni la même durée de vie. Voici les ordres de grandeur habituels.

  • Goutte-à-goutte : un kit de base pour 25 à 30 m de ligne coûte 30 à 60 €. Avec programmateur à pile, raccords et piquets, tu montes à 80-150 €. Pour un potager ou des massifs de 50 m², compte 100 à 200 € de matériel.
  • Asperseurs : un oscillant se trouve entre 20 et 40 €, une turbine entre 25 et 50 €. Un kit complet avec tuyau, raccords et piquets pour 200 m² te revient à 150-300 €.
  • Système enterré : c’est le poste le plus lourd. Prévois 1,5 à 4 €/m² de matériel, davantage si le terrain est en pente. Un programmateur coûte 60 à 200 €, une électrovanne 20 à 40 €, le tuyau PE 0,50 à 1 €/m. Pour 300 m² avec deux circuits, tu es autour de 800 à 1 500 € de fournitures.

La main-d’œuvre, ce que tu paies vraiment

Un pro facture entre 35 et 55 €/h selon la région, ou propose un forfait. Sur un réseau enterré, la pose représente souvent 40 à 60 % de la facture à cause du terrassement : il faut ouvrir les tranchées, poser le tuyau à 20-30 cm, remblayer, raccorder et régler.

Compte une demi-journée à une journée pour un petit jardin avec kit de surface, et deux à quatre jours pour 500 m² enterrés avec tranchées et raccordement au réseau. Si tu poses toi-même un goutte-à-goutte, tu économises 100 à 200 € de main-d’œuvre en un après-midi : c’est le meilleur rapport effort/économie pour débuter.

Économies d’eau et gain de temps : quand reviens-tu dans tes frais ?

Un tuyau d’arrosage ouvert débite 15 à 20 L/min, soit plus de 900 L/h. Un goutte-à-goutte bien réglé consomme 30 à 50 % de moins qu’un asperseur, et jusqu’à 60 % de moins qu’un arrosage manuel. Ajoute un programmateur avec sonde d’humidité ou pluviomètre : tu gagnes encore 20 à 30 % en évitant d’arroser sous la pluie ou sur un sol déjà humide.

Concrètement, sur 300 m² arrosés quatre mois par an, la facture d’eau tourne autour de 100 à 200 € avec un système piloté, contre 250 à 400 € à l’arrosoir et au tuyau. Au prix moyen de l’eau à 4,30-4,50 €/m³, un réseau enterré à 2 000 € s’amortit en 4 à 7 ans. Sans compter le temps : 30 à 45 minutes par arrosage manuel, trois fois par semaine, soit 6 à 9 heures par mois récupérées.

Trois devis types pour situer ton budget

  • Jardin de 50 m² (potager + massifs) : kit goutte-à-goutte avec programmateur, 120-200 € de matériel, pose 100-150 € si tu passes par un pro. Total : 250 à 350 €.
  • Jardin de 250 m² (pelouse + massifs) : réseau enterré deux circuits, 900-1 500 € de fournitures, 700-1 000 € de pose. Total : 1 600 à 2 500 €.
  • Terrain de 800 m² avec pompe : 3 000-5 000 € de matériel, 1 500-2 500 € de main-d’œuvre. Total : 4 500 à 7 500 €.

Conseil pratique : demande toujours deux devis détaillés, avec le nombre de circuits, la marque des électrovannes et le type de programmateur. C’est là que se cachent les différences entre systèmes d’arrosage comparables sur le papier.

En résumé

  • Mesure d'abord ta surface et ton débit au robinet, puis choisis le matériel adapté : goutte-à-goutte pour économiser l'eau, aspersion pour la pelouse ou les grands espaces, tuyau poreux pour haies et massifs.
  • Installe un programmateur et arrose tôt le matin entre 6 h et 8 h pour éviter les oublis, les excès d'eau et laisser le feuillage sécher.
  • Surveille la pression et le débit avant d'acheter, et ne dépasse jamais 80 % du débit disponible pour que tous les asperseurs du réseau fonctionnent correctement.

Questions fréquentes

Quel arrosage choisir pour un potager ?

Le goutte-à-goutte est le plus adapté : il délivre 2 à 4 L/h par plant au pied, garde le feuillage sec et limite le mildiou de la tomate.

Le goutte-à-goutte fait-il vraiment économiser de l'eau ?

Oui, tu peux tabler sur 30 à 50 % d'eau en moins qu'une aspersion classique, et jusqu'à 60 % sur un potager bien paillé.

Quel système d'arrosage pour une haie ou un massif ?

Le tuyau poreux ou suintant est adapté : il laisse suinter 1 à 3 L/h par mètre et confine l'humidité sur 30 à 40 cm. Limite les longues lignes à 30 m par rampe.

Combien de fois et combien d'eau arroser une pelouse en été ?

Compte 15 à 20 L/m² par arrosage, 2 à 3 fois par semaine en plein été, en aspersion haute pour mouiller 10 à 15 cm de sol. Arrose tôt le matin, entre 6 h et 8 h.

Comment mesurer la pression et le débit de ton robinet avant d'acheter ?

Utilise un manomètre de robinet à 10-20 €, ou remplis un seau de 10 L en chronométrant : multiplie les litres par 60 et divise par le temps en secondes. Ne dépasse pas 80 % du débit disponible.

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Rédacteur équipement du jardin

Marc Delaunay est Rédacteur équipement du jardin. Les guides citent leurs sources. Spécialités : Motoculture Et Entretien Des Moteurs Thermiques Et Électriques, Mobilier De Jardin, Barbecues Et Aménagement Extérieur, Systèmes D'Arrosage Et Gestion De L'Eau.

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